Première étape : Tanger – Marrakech
Petit rappel géographique. 650km de train… 8 à 10h de trajet…
Les conditions du voyage
Bien que nous voyageons en première classe, le confort reste tout à fait sommaire et la modeste clim’ fait tout ce qu’elle peut pour nous procurer un peu de fraîcheur (en vain). Les sièges sont inconfortables, il est quasiment impossible de dormir d’autant plus que les sacs envahissent le compartiment.
Dans notre hâte nous n’avions rien prévu à boire ni à manger pendant le trajet. Nous nous rassasions un peu grâce aux sandwichs de la vente ambulante et aux restes de pain que nous avions conservé lors de nos précédents repas. Nous buvions l’eau du robinet trouvé dans les toilettes du train après désinfection par les pastilles miracle. L’eau a un goût infect de Javel mais c’est le prix à payer pour étancher notre soif.
Rencontre passagère
Cet individu a partagé le compartiment avec nous.
Voilà c’est tout…
Faites gaffe, ce type est capable de dormir dans des conditions extrêmes !!
Voyage, voyage…
Gare de Marrakech
À Marrakech nous cherchons notre contact, un dénommé Sabti qui est un Scout Hassania comme nos amis de Tanger. Nous sommes aussi désespérément à la recherche de notre cantine qui a voyagé séparément. Après quelques dizaines de minutes d’angoisse et d’attente nos bagages sont au complet et nous sommes exténués.
Nous ne passons pas la journée à Marrakech car le bus pour Guelmim part le jour même. Ce n’est pas plus mal car la chaleur dans cette grande ville est accablante !
Les scouts de Marrakech : Sabti
Nous ne l’aurons que très peu vu lors de notre voyage. Il nous accueille à notre arrivée avec une nouvelle bizarre : le bus pour Guelmim ne partirait que le lendemain de notre arrivée à Marrakech. Étant quelque peu sceptiques nous filons vers la compagnie de bus Supratour (rebaptisée Supradyn par les autochtones) pour voir ce qu’il en est.
Finalement tout va bien, il reste des places pour le bus de 13h. Nous passons la matinée autour d’un verre avec Sabti et discutons un peu du projet à venir et de tout et de rien.
Le bus pour Guelmim
Enfin nous embarquons à bord du bus qui relie les villes du sud : Agadir, Tiznit, Guelmim jusqu’à Laayoune. Même avec la climatisation à fond, la chaleur écrasante de Marrakech épuise nos organismes. La compagnie est néanmoins tout à fait correcte et les bus ne sont pas du tout vétustes comme chez certaines agences à bas prix.
Mais c’est où au fait Guelmim ?
C’est là !
C’est long !
Le voyage en train nous à épuisé ! Le bus aussi ! Cependant, vu que certaines places au fond sont libres nous pouvons nous installer de façon à pouvoir dormir un peu. Il fait toujours très chaud et nous dormons la bouche grande ouverte (voir illustration). La route est longue : il faut environ 8 heures pour parcourir les 700km qui séparent Marrakech de Guelmim.
Traversée du désert
Durant ce périple, nous longeons les contreforts de l’Atlas avant de traverser les steppes désertiques qui s’étendent à perte de vue. À ce stade, le dépaysement est total.
Malheureusement nous entamons aussi une autre traversée du désert, physiologique cette fois-ci : premiers signes de gastro qui vont nous faire souffrir pendant le début de notre séjour dans le sud. Sortez les Spasfon, Smecta, Lopéramide…
Sans oublier de désinfecter consciencieusement l’eau courante aux pastilles javelisées !












