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Livret de la 79ème GROUPE – SAINT JOSEPH DES ÉPINETTES – édité en 1930 sous le titre « CHANTE AU DANGER, SOURIS DANS LA PEINE »

Présentation :

Livret édité à l’occasion de la fête organisée par le Comité des AMIS DES SCOUTS, pour le 50ém ANNIVERSAIRE de la FONDATION de la TROUPE de Saint-Joseph-Des-Epinettes.

Fichier PDF : ici

Si vous avez pris plaisir à parcourir ces archives imaginez le plaisir que vous nous feriez en faisant un don à notre groupe.

Texte de la reconnaissance de caractères :

Introduction

A NOS CHEFS, en témoignage de fidélité à notre PROMESSE,

A vous, CHERS PARENTS, pour vous permettre de collaborer davantage avec nous,

Aux AMIS des SCOUTS, qui nous ont aidés de toutes manières,

…nous dédions ces modestes pages à l’occasion de la FÊTE organisée par le COMITÉ des AMIS DES SCOUTS, pour le CINQUIÈME ANNIVERSAIRE de la FONDATION de la TROUPE.

20 Janvier 1935
LA SCOUTMAITRISE.

Sommaire

PRÉFACE du Commissaire de la Province d’ILE DE FRANCE.

NOTES sur le MOUVEMENT SCOUT en GÉNÉRAL.

  • LE LOUVETISME : la Cheftaine A, COULEUVRIER
  • LE SCOUTISME : le Scoutmestre R. GUERVILLE
  • LE ROUTISME : le C.P. Routier J. MOREAU

LES RÉALISATIONS SCOUTES aux ÉPINETTES :

Cinquième anniversaire         ACAD, Ami des Scouts

  • A LA TROUPE 1930-1935         R. Guerville S.M.
  • A LA MEUTE 1931-1935         A. Couleuvrier C.M.
  • AU CLAN 1934         J. Moreau C.P.
  • LES ANCIENS         Coq Volontaire C.P.
  • LES AMIS DES SCOUTS         M.F. Guerville Vice-Président
  • SERVICE DE SANTÉ         R. Guerville

TABLEAU de L’ORGANISATION et de l’EFFECTIF du GROUPE

Au milieu de la brochure. vous trouverez le Programme de la réunion.

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CINQUIÈME ANNIVERSAIRE

Prétendre caractériser en quelques lignes les résultats acquis en cinq années de scoutisme a Saint-Joseph des Épinettes, n’est-ce -pas tenter l’impossible ?

Certes, rien de plus simple que de noter, depuis 1929, la progression numérique de la Troupe, dont les plus anciens éléments constituent aujourd’hui le clan, cependant que la Meute, née deux ans plus tard, lui apporte le contingent régulier de ses louveteaux, pépinière de scouts excellents. Et nous pourrions de même suivre facilement sur la route les beaux camps du Groupe, retrouver dans les archives du District la trace de ses succès, ou dans nos mémoires le souvenir de belles fêtes qu’il nous a données.

Mais tout cela n’est que l’extérieur.

Comment dire le zèle apostolique de l’Aumônier, le dévouement des Chefs et des Cheftaines qui, avec l’appui si confiant et si sûr du Curé de la Paroisse, ont mené l’œuvre au point où elle nous apparaît en ce moment, et tant de B.A. accomplies par les garçons, et tant de services rendus ? Comment dire surtout ce qu’ils sont devenus eux-mêmes, chrétiens solides, prêts à entrer dans la vie, fiers de leur foi et forts de leur scoutisme ? Comment dire l’attentif attachement à leur groupe de ces parents et anis des scouts dont la liste vient de s’allonger jusqu’à la 104ème inscription ?

C’est le secret du Maitre qui a tout vu, tout compté et dont l’évidente bénédiction est descendue sur la 79° Paris.

Car je ne sais tout de même pas beaucoup de groupes qui puissent offrir ce bel exemple de croissance, et si cette ascension continue témoigne du travail et des peines des ouvriers, tout n’eut-il pas été vain si le Seigneur Lui-même n’avait pas pris soin de construire la maison ? Et cela seul prouve que l’œuvre était bonne: il suffit, pour la juger, d’en considérer les fruits.

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Petits frères de la 79ème, dont on a parlé jusqu’à notre magnifique congrès de Toulouse que tout ceci ne vous induise pas une vilaine tentation d’orgueil. Continuez vos efforts, car la route est dure à travers l’immense champ d’action qui s’offre à vous. Comptez dans votre populeuse paroisse combien il y a de garçons à conquérir, à sauver. Pour contribuer à une telle tâche, ce n’est pas
trop vous demander que de devenir meilleurs encore.

Mais le passé garantit l’avenir.

Confiance et bon courage ! En avant maintenant vers le 10ème anniversaire ! Que nous apporterez-vous ce jour là ?

J. de la PORTE du THEIL
Commissaire Provincial de I’lLE DE FRANCE.


EN FRANCE,
il y a 3 Fédérations Scoutes:

les Éclaireurs de France (neutres – 10.000)
les Éclaireurs Unionistes (protestants – 9.000)
les Scouts de France (catholiques – 52.000)


LA PROVINCE d’ILE DE FRANCE,
(Départements de la Seine, Seine & Oise, Seine & Marne et Oise)

comprend, en Janvier 1935 :

  • 155 MEUTES, avec 6.500 Louveteaux,
  • 152 TROUPES, avec 6.800 Scouts,
  • 75 CLANS, avec 1.700 Routiers,
  • 1.500 CHEFS.

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NOTES SUR LE MOUVEMENT SCOUT en GÉNÉRAL

« Il y a dans le monde, à écrit quelque part Georges Goyau, un certain nombre d’aspiration en expectative, de bonnes volontés en disponibilité, de nobles désirs en chômage; ces aspirations, ces bonnes volontés, ces désirs souhaiteraient qu’on les employât et souvent, pourtant, ils ont je ne sais quelle crainte de s’employer ».

Chers Parents, comme cela est vrai pour beaucoup d’enfants, pour les vôtres. Le SCOUTISME vient leur offrir et vous offrir une MÉTHODE d’ÉDUCATION.

Partant d’une connaissance des tendances naturelles et des besoins du garçon, le Scoutisme veut l’exercer à voir, à apprendre par lui-même; lui donner l’ambition d’aller à la découverte de toutes ses ressources personnelles et du monde qui l’entoure, afin de faire l’apprentissage, puis la réalisation de sa formation propre. Œuvre de longue haleine qui lui est présentée sous l’aspect le plus acceptable et même le plus attrayant.

Pour les petits de 8 à 11 ans, ce travail se fait à la MEUTE.
Pour ceux de 12 à 16 ans, il s’opère à la TROUPE.
Pour les plus âgés, il s’effectue au CLAN.

Puisqu’il veut vous aider à l’éducation individuelle, sociale et religieuse de vos enfants, le scoutisme mérite donc toute votre attention et votre appui.

Au point de vue INDIVIDUEL, la méthode scoute s’intéresse au garçon dans son être tour entier :

Dans son corps, qu’elle cherche à rendre sain et vigoureux (Vie en plein air, campement, exercices physiques progressifs et modérés, programme de vie simple, débarrassée des besoins artificiels et souvent amollissants créés par le moderne confort)

Dans son intelligence, qu’elle meuble d’une foule de connaissances pratiques, acquises bien plus par l’observation directe au contact des choses que par les livres.

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Dans sa volonté, en lui faisant comprendre la valeur de l’effort et la nécessité d’une discipline personnelle « la seule qui compte » dit B.P. (Baden Powell, le fondateur du Scoutisme); en lui faisant accepter librement une loi morale et la pratique de vertus fondamentales sans exclure les autres, bien sûr.

Dans son âme aussi, en donnant satisfaction à ses aspirations religieuses et cn plaçant au premier rang le service de Dieu.

Éducation sociale aussi.

« A une époque où la tendance générale est pour l’individu de tirer tout ce qu’il peut de la communauté, la formation scoute apprend à l’individu à apporter tout ce qu’il peut a la communauté ».

« Le Scout est fait pour servir son prochain ».

Il s’y exerce par la B.A. (bonne action) quotidienne: scier le bois d’un voisin, porter le fardeau d’un vieillard, renseigner un passant et le guider, enlever un obstacle de la chaussée, etc… Que de services on peut faire rendre aussi à la maison. Parfois. toute la patrouille ou toute la troupe collabore à une B.A., par exemple au PERCHAY ou à CHENNEVIERES, en assurant le service religieux et en récréant les gens de quartiers déshérités, ou bien cette Troupe écossaise entreprenant gracieusement la taille dans une falaise d’un escalier de 75 marches pour éviter un détour aux ouvriers d’une usine. Je ne parlerai pas des centaines de sauvetages opérés par des Scouts.

Et ce sens social s’éveille et se développe dans la sizaine ou la patrouille, au cours des jeux, sorties, camps; par suite du rapprochement des garçons, les caractères s’affrontent, se façonnent, il faut s’entraider, coordonner les efforts; c’est là que se fortifie cette belle amitié féconde des garçons poussés vers un même idéal, et là encore que chaque garçon prend conscience qu’il n’est qu’une partie, utile certes, mais combien faible, d’un tout meilleur que lui.

Parents, qui êtes soucieux de l’éducation religieuse de votre fils, rassurez-vous, chez les Scouts de France, on y veille. Pour être reconnu, et pour fonctionner, tout Groupe doit avoir un Aumônier, qui partage avec le Chef la direction et la bonne marche du Groupe.

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Sans doute, savez-vous que le fondateur du mouvement, Baden POWELL, est protestant, mais celui-ci ne craignit pas de demander aux Scouts catholiques, à l’occasion du premier pèlerinage scout à Rome, de vivre leur scoutisme en vrais catholiques, entièrement soumis à leur Chef, le Pape.

« L’esprit scout, a-t-on dit, n’est que l’esprit chrétien mis en pratique ».

Peut-être avez-vous vu, chers Parents, la reproduction de cette toile montrant un jeune chef de patrouille debout près d’une table, où est étalée une carte d’état-major. Prépare-t-il un itinéraire pour ses garçons ? Au moment de noter les croquis, sa main hésite, et levant les yeux il semble chercher ailleurs son inspiration. Et voici que derrière lui, une forme très douce se dessine dans l’ombre, et une main repose, ferme et précise, la nain de Celui qui seul a dit : « Je suis la route », Notre Seigneur Jésus.Christ. Sous la toile, on lit

« Lève les yeux, mon fils,
Arrête un moment ….
Étends ta main, mon fils,
Pour connaître la route.
Le Maître scout, c’est moi
Moi, dont la divine présence
Est toujours à tes côtés,
Quoi qu’il advienne. »

A la suite d’un tel Chef, comment le Scout peut-il déchoir ?

Par son esprit de loyauté, de joie et de dévouement,vous comprenez, Chers Parents, quel grand appui la méthode scoute vous apporte. Malheureusement, le scoutisme ne peut occuper qu’une petite partie des heures de la vie de votre enfant, votre rôle à vous reste primordial, mais si tous, Parents, Chefs, Aumônier, nous collaborons dans le même sens, combien magnifiques seront les résultats, et quelle belle figure votre fils pourra faire dans la vie.


 

Être Ami des Scouts est un devoir

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LE LOUVETISME

Quel est celui d’entre vous qui n’a jamais vu sur le trottoir un gamin qui joue au chemin de fer ? ce n’est plus le petit Jean ou le petit Pierre, l’enfant grognon ou indolent : c’est la locomotive qui roule, recule, s’arrête, siffle et fume. Revenez dans-un instant et notre garçon sera mué en maçon, boucher, aviateur ou en anthropophage ! Miracle de la puissance imaginative de l’enfant et de sa faculté d’assimilation.

C’est pour avoir compris la force de ces deux valeurs : imagination et assimilation, que le louvetisme connaît un succès universel auprès de l’enfance. Il lui fournit ce dont il a un besoin vital : LE JEU. Le jeu, dont il a été dit par Vera Barclay : qu’il est l’état d’esprit habituel et concret de l’enfant. Encore convient-il de donner au mot jeu, et au « jeu louveteau » son SENS VÉRITABLE.
Ne faites pas du mot jeu un passe-temps futile, mais une ACTIVITÉ RÉELLE, à but déterminé, qui requiert souvent de gros efforts physiques ou intellectuels.

Le jeu louveteau est quelque chose de très particulier, très personnel, c’est le véritable jeu dramatique qui saisit l’acteur tout entier et met en branle toutes ses facultés.

D’où l’erreur des parents qui nous confient leurs enfants pour « passer le temps » et confondent nos Meutes avec des garderies. Ils n’ont rien compris au jeu louveteau, jeu éducatif par excellence, qui ne peut être joué de n’importe quelle façon, mais suivant les règles du louvetisme. si le garçon n’entre pas dans le jeu, il fera peut-être un bon garçon ailleurs, un bon louveteau jamais !

En arrivant à la Meute, le novice va trouver un cadre où son imagination débordante va se déployer : la jungle avec sa poésie, son mystère, sa vie frémissante. Le thème du jeu qui se déroulera dans ce cadre a été fourni par R. Kipling dans son livre de la Jungle et est bien propre à emballer des garçons de sept à onze ans, qui vont être prêts à jouer la vie du petit Mowgli, le « petit d’homme » élevé par les loups.

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Grâce à ce jeu, le Louveteau va passer à la Meute par une série d’expériences qui formeront son caractère, afin que, nous dit encore Vera Barclay, « il soit équipé pour vivre cette vie de telle façon qu’il puisse un jour quitter ce monde, meilleur d’y avoir passé, et être heureux éternellement dans l’autre ».

Toutes les activités de la Meute : jeux, chants, danses, travaux manuels, ont leur but dans ce travail lent et délicat de la formation du caractère. Tel jeu servira au développement de qualités physiques : adresse, acuité de l’ouïe, de la vue. Tel autre favorisera l’épanouissement de qualités morales ou intellectuelles :
bonne camaraderie, maîtrise de soi, sens du beau.

0n engendrera les bonnes habitudes et toutes les qualités de l’enfant seront utilisées. Toutes les facultés seront mises en éveil : intelligence ouverte, prête à saisir, imagination lancée dans une bonne direction, sensibilité délicate qui fera du Louveteau un garçon qui cherche toujours « à faire plaisir à quelqu’un ».

Pour l’aider, il aura LES LOIS :

  1. Le.Louveteau écoute le vieux loup, il obéit à ses supérieurs.
  2. Le Louveteau ne s’écoute pas lui-même: il sait se mortifier, s’oublier pour les autres.

LES MAXIMES :

  1. Le Louveteau pense d’abord aux autres : il cherche à faire plaisir.
  2. Le Louveteau ouvre les yeux et les oreilles : il observe pouvoir rendre service et se former.
  3. Le Louveteau est toujours propre : il est soigneux de ses affaires et de celles des autres.
  4. Le Louveteau dit toujours vrai : il ne ment jamais, même si cela peut lui éviter une punition.
  5. Le Louveteau est toujours gai : il doit « relever ses coins » et semer la joie autour de lui.

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Pour l’aider à suivre ces Lois et ces Maximes, à faire toujours « DE SON MIEUX » ainsi que lui demande sa devise, et enfin à « tenir » sa promesse, il aura auprès de lui son « Akela » et sa « Bagheera », chefs maternels comme disait la cheftaine Basseville, et son Aumônier, qui lui révèlera Jésus Enfant, Jésus à l’âge Louveteau, Jésus le roi de la Jungle.

Ainsi peu à peu modelé, notre « patte-tendre » devient « louvart », c’est.à-dire un garçon très « calé » en technique, mais surtout un garçon qui sait faire un effort, qui sait se gêner pour faire plaisir aux autres.

Il a grandi : La jungle trop connue commence à devenir moins attrayante, ses petits frères lui paraissent bien petits et il regarde avec envie ses grands frères scouts. Les belles histoires de la Cheftaine n’ont plus pour lui le même charme, son imagination a besoin d’une nourriture plus substantielle. Son stage à la Meute est terminé. C’est le passage à la Troupe, l’au revoir aux petits frères louveteaux. Une nouvelle vie va commencer, un nouveau décor va apparaître, et son cœur bat tandis que le rideau se lève.

Parents, Chefs, Aumônier, nous travaillons dans le même but, utilisons donc la même méthode.

Quand par exemple, vous retenez vos petits à la maison sous prétexte d’une « sottise », vous nuisez à la bonne influence de la Meute : l’enfant sera de mauvaise humeur, nerveux et la prochaine fois il tâchera de cacher sa faute : joli résultat !

Parents, entrez donc vous aussi dans le « jeu » de la Meute, faites-nous confiance, et vous verrez combien votre tâche parfois si pénible d’éducateurs en sera allégée, combien vos petits seront plus confiants et meilleurs.

A. COULEUVRIER
Chef de Meute,


Un bon Ami des Scouts recrute des Amis des Scouts

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LE SCOUTISME

Si vous avez vu camper des Scouts, de vrais Scouts, en France ou à l’étranger, vous avez pu constater cette réalité : l’épanouissement du garçon dans sa vigueur physique, le savoir-faire débrouillard, la gaieté de bon aloi, l’effort sur soi-même, tout cela sous une allure docile et spontanée, serviable et personnelle, fraternelle, courtoise et pure…

Et peut-être n’avez vous pas compris le pourquoi de tout ceci ?

C’est que, un jour, après s’être préparé pendant plusieurs mois, après avoir bien réfléchi, après avoir prié durant la « veillée d’armes » devant le Saint Sacrement, le nouveau Scout de France a pris l’engagement que voici :

 » Sur mon honneur,
avec la grâce de Dieu,
Je m’engage à servir de mon mieux Dieu, l’Église et la Patrie,
à aider mon prochain en toutes circonstances,
à observer la loi scoute ».

Acte essentiel, sans lequel il n’y a pas de vrai scout. Résolu à se travailler lui-même, avec le secours divin et l’aide du milieu scout, le garçon donne sa parole d’honneur. Être toujours prêt à se donner à qui peut avoir besoin de lui, puis observer régulièrement la « loi scoute ». Elle est le portrait du bon scout, sa gardienne et son éducatrice, son stimulant et sa récompense. La voici :

  • I – Le Scout met son honneur à mériter confiance.
  • II – Le Scout est loyal à son pays ses parents, ses chefs et ses subordonnés.
  • III – Le Scout est fait pour servir et sauver son prochain.
  • IV – Le Scout est l’ami de tous et le frère de tout autre Scout.

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  • V – Le Scout est courtois et chevaleresque.
  • VI – Le Scout voit dans la nature l’œuvre de Dieu; il aime les plantes et les animaux,
  • VII – Le Scout obéit sans réplique et ne fait rien à moitié.
  • VIII – Le Scout sourit et chante dans les difficultés.
  • IX – Le Scout est économe et prend soin du bien d’autrui.
  • X – Le Scout est pur dans ses pensées, ses paroles et ses actes.

La Loi est précédée de trois principes chez les Scouts de France :

  1. Le Scout est fier de sa foi et lui soumet toute sa vie.
  2. Le Scout est fils de France et bon citoyen.
  3. Le Devoir du Scout commence à la maison.

Ainsi guidé, le garçon devra faire tout son possible pour réaliser en lui le type scout ; pour cela, il devra se vaincre et substituer peu à peu à ses défauts des habitudes contraires, S’il est  » carottier  » par tempérament, non seulement il aura soin de faire exactement son travail, mais l’accomplira de son mieux, en toute conscience. Peut-être indépendant, et même indiscipliné, non seulement il exécutera les ordres reçus, mais il obéira sans réplique, au « galop » si possible. Timide, il n’esquivera pas les exercices imposés (saut, nage, etc…) nais s’obligera de paraître en public, et de produire au feu de camp sa chanson ou son histoire. 0rgueilleux et « râleur » comme ils disent, il évitera les querelles, les mots durs, mais sera toujours de bonne humeur, bon frère pour ses frères scouts, cédant courtoisement sa place, communiquant aux autres sa science, se réjouissant sincèrement du triomphe d’un adversaire, etc… etc…

Tâche difficile, nais le scout compte sur la grâce de Dieu, et puis le milieu scout l’aide, lui donne de l’entrain, de l’émulation, de l’amitié fraternelle et l’appui affectueux du Chef et de l’Aumônier.

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Vous savez, chers Parents, combien le scoutisme « prend » le garçon et donne satisfaction à ses goûts, à ses bonnes tendances naturelles, qu’il oriente et affine.

Vie au grand air, développement physique, jeux variés, concours de toutes sortes, concessions à l’esprit d’aventure, épanouissement du sens esthétique… il en faudrait moins pour attirer et retenir les garçons avides de mouvement, de lutte et d’émotions.

Le Scoutisme accroît la capacité d’action du garçon par les EXAMENS d’abord : pour la promesse, la 2ème classe, là 1ére, puis pour devenir Chevalier, autant d’examens à passer et de plus en plus difficiles, puis par les BADGES, épreuves sur différentes spécialités : chant, bricolage, menuiserie, etc… excellent moyen de dégager et de promouvoir les aptitudes du scout. Et ainsi, plus il avance, plus il sent qu’il est capable de se tirer d’affaire tout seul en de multiples difficultés. Et sa jeune fierté en est heureuse.

L’exemple des chefs, l’émulation entre garçons, la grande fraternité scoute qui élève, embellit le besoin d’amitié si naturel aux garçons, qui charme leur adolescence et la préserve aussi, les saines émotions de la nature, reflet des divines beautés, puis celles des feux de camps si prenants dans la paix du soir, tout cela entraîne facilement le garçon. Le Chef et l’Aumônier, par leurs conseils, leurs encouragements, leurs reproches si besoin est, soutiennent l’adolescent et sont comme deux traits d’union entre lui et le Christ.

En peu de mots, le scoutisme veut « préparer à la vie en procurant des occasions de s’efforcer dans tous les domaines; former des hommes en attirant les garçons vers tout ce qui peut faire penser, sentir et agir par lui-mêrme : donner un idéal en faisant nourrir l’ambition de devenir, avec la grâce de Dieu, un homme d’honneur au service de tous; procurer des forces en affinant la conscience, affermissant la volonté, en créant des amitiés, en offrant des chefs ».

R. GUERVILLE,
Scoutmestre

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LE ROUTISME

Vers 17 ans, le Scout n’est pas encore prêt aux responsabilités de la vie personnelle.

Ce garçon encore imprécis, il faut le viriliser; il faut perfectionner le travail ébauché à la Meute et continué à la Troupe; aussi en se servant du scoutisme, le scout jeune homme va continuer sa préparation de futur citoyen, et cela en rendant des SERVICES.

Dans le cérémonial du « départ » routier, on lit ceci : « En débouchant sur la Route, sais-tu que tu consens d’avance au don de toi-même à tout venant, que tu n’appartiens plus à toi mais aux autres, toujours de service pour rendre service
Es-tu prêt à servir ? » – « JE SERVIRAI !  »

C’est surtout dans le sens professionnel et civique que le Routier doit servir, et pour cela, dans la fraternité joyeuse du clan, il se documente, il expérimente, s€e contrôle, s’améliore toujours, pour pouvoir davantage SERVIR.

Fort de sa franchise, de sa hardiesse, de la fierté qu’il a de sa foi, de son sens social, de sa courtoisie et de sa robustesse physique, on en vient à compter sur lui, car il en impose.

Combien l’avenir apparaît meilleur lorsque, au milieu du monde anarchique où nous vivons, où l’égoïsme se glorifie comme étant la vertu des forts, nous voyons se lever des milliers de jeunes gens organisés, pratiquer ce bel idéal.

J. MOREAU.


 

« Le Scoutisme considère sa mission éducative comme terminée, lorsqu’il a amené le Routier à prendre pleinement conscience de ses responsabilités d’homme et de chrétien. »

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RÉALISATIONS SCOUTES AUX ÉPINETTES


CINQUIÈME ANNIVERSAIRE

Cinq ans, déjà cinq ans, de labeur et de peine,
Et de lutte énergique et d’obscur dévouement !
Mais, comme le bon grain qui lève dans la plaine,
Nous avons vu grandir notre humble groupement.

La vie aux camps joyeux, à la fois rude et saine
Et l’effort en commun, accompli vaillamment,
Entre tous, ont soudé la fraternelle chaine,
Pour se faire du bien, il faut s’aimer vraiment,

Éclaireurs de la paix, bientôt sur notre route,
Aux fêtes de Poissy, par la « Famille Scoute »,
Nous avons entraîné des amis généreux.

Le Scoutisme a forgé notre corps et notre âne ;
Sachons réaliser son lumineux programme,
En servant toujours plus, en servant TOUJOURS MIEUX

ACAD
Ami des Scouts.


 » Dans tous les milieux sociaux, il y a des âmes jeunes ardentes, vrais réservoirs d’énergie. Si on les dirige par le Scoutisme vers le bien, elles deviendront dans les classes populaires des forces créatrices de bien. Si on les laisse aller au mal, elles seront des forces de destruction. »

Lord Robert BADEN-POWELL,
Fondateur du Scoutisme,
Chef des 3.700.000 Scouts du monde entier

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1930 – 1935 – ACTIVITÉS DE LA TROUPE


 

1930 – 10 JANVIER

Au patronage, 4 garçons autour d’une table discutent ferme.

De quoi parlent-ils ? De scoutisme.

Une patrouille est bien vite formée : « les HIRONDELLES ». Un chef vient bientôt en prendre le commandement, et la 79ème, un mois plus tard, a pris naissance.

Premières sorties, premier camp à CHENNEVIERES, berceau de notre activité, camp ou chacun fait de son mieux pour préparer le premier grand camp de 5 jours à GUIGNES où neuf jeunes scouts passent d’agréables moments.

Septembre les retrouve rassemblés autour du Calvaire des WACQUES, où tant de leur aînés sont tombés pour garder notre liberté.

C’est au pied de ce Calvaire que la 2ème patrouille est formée : « LES CERFS ».

MARS 1931

La Patrouille des HIRONDELLES se classe 2ème au Rallye de Secteur sur 7 patrouilles.

La 79ème, en compagnie de la 51ème Paris, organisent une petite fête à CHENNEVIERES, coin de banlieue sans église, où l’Abbé Aubertin, à la Messe en plein air, jette sa flamme apostolique et où les Scouts laisseront une sympathique impression, qui dure encore.

21 JUIN 1931

Dans la cour du Patronage, notre Chef Jacques POUYAT reçoit des mains du Commissaire GOUTET le commandement et le drapeau de la 79ème Troupe de Paris, St-Joseph des Épinettes.

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Notre oriflamme vert chargé de la croix potencée reçoit les premières promesses de ses Scouts. Onze Scouts de plus à la Fédération.

Après de tels encouragements, la 79ène s’élance sur les routes de Bretagne.

AOUT 1931 – BRETAGNE

Première halte de trois jours à BANASTERE à la colonie du patronage.

SARZEAU, SUSCINIO voient passer « bonne à tout », la charrette de Troupe, entourée de solides garçons qui le soir organisent leur camp près de l’église d’ARZON. Feu de camp et prière avec les gens du pays, qui répondent d’une même foi et d’un même cœur aux invocations de leur Recteur.

La pluie ! Qu’importe, nous traversons sur un bateau-mouche le golfe du Morbihan.

Courte halte à LOCMARIAQUER, et sous l’élan vigoureux de dix paires de jarrets bien trempés, nous arrivons à LA TRINITÉ SUR MER, en passant par les alignements de CARNAC.

Denain, QUIBERON, Le bateau nous attend, la mer est calme.

Dans la brune, voici BELLE-ILE. Un coin rêvé: la falaise à nos pieds, la mer à perte de vue, un bois de sapins pour nous abriter. La côte sauvage, la pointe des Poulains, la grotte de l’Apothicaire, autant de merveilles qu’il faut quitter 8 jours plus tard pour voguer vers SAINTE ANNE D’AURAY.

A AURAY, but de notre voyage, actions de grâces ferventes envers la Sainte Vierge et sa Mère.

1° MARS 1932

Premier rallye de groupe où Louveteaux et Scouts passent une…

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agréable journée dans les bois. Ils garderont un bon souvenir de cette journée et du car-salon Pulmann qui les a transportés.

En Juin, dans les champs de poireaux et de pommes de terre, renouvelant le geste de leurs aînés, nos scouts relèvent le Calvaire de PIERRELAYE. Sur le ciment frais, à côté de leurs numéros respectifs, la 51° et la 79° tracent le mot d’ordre que leur a donné l’Abbé Aubertin « Fidélité ». Fidèles, ils le sont et le resteront!

Continuant leur B.A. (bonne action), le 27 Juin, dans un pays perdu, au PERCHAY, nos Scouts et ceux de la 1° Troupe de Clichy viennent planter leurs tentes. Feu de camp, où 150 personnes, entrainées par la joie, les chansons, les rires des vaillants petits pionniers, trouvent la soirée bien courte. le lendemain Messe en grande pompe, jeux avec la jeunesse; l’après-midi, démonstration de secourisme. Bonne journée, d’où chacun rentra le cœur léger et content d’avoir SERVI.

Le 3 JUILLET 1932. Louveteaux, Scouts et Parents se trouvent réunis pour la première fois en Rallye des Familles.

La journée commence par une Messe en plein air. Dans le courant de la journée, nous pouvons noter le Conseil des Parents, le déjeuner familial, les démonstrations de secourisme, installation d’un poste de secours, vie scoute au camp, coin de Patrouille, cuisine, tout y passe.

Avant le feu de camp, le 1° C. P. (Chef de Patrouille) Roger GUERVILLE est adoubé « Chevalier de France » par les soins du Commissaire A. de Kniff.

Les cimes nous appellent, mais nous nous contenterons d’attaquer cette année les monts du Jura.

AOUT 1932 – JURA et SUISSE.

MAICHE, notre port d’attache, d’où nous partons avec un matériel léger, réparti sur les sacs et les deux vélos.

CHARMOILLE est bientôt atteint après le passage à gué du Dessoubre, que nous remontons jusqu’à sa source.

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… au pied d’une magnifique vallée, un monastère nous accueille; nous campons au sommet d’un versant, le silence reposant nous permet de refaire nos forces, et la cour d’Honneur décide de continuer le chemin vers la SUISSE

Franchissant monts et plaines, nous arrivons bientôt dans les magnifiques gorges du Doubs. Enchantement continuel, l’effort à fournir est rendu plus facile.

Enfin, voilà le Saut du Doubs; en canot automobile, nous continuons notre route vers la SUISSE,

Les PLANCHETTES ! Nous sommes en SUISSE. Quelle impression ! la frontière, les douaniers, etc… Les FRETTES ! Chez un hôtelier sympathique et hospitalier, nous nous reposons quelques jours dans un cadre charmant et sauvage tout à la fois.

Mais il faut penser au retour, et reprenant la route, nous ne nous arrêtons plus qu’à BIAUFONT, pour fêler la Saint-Louis, patron des Chevaliers. BIAUFONT ! Nom qui restera marqué dans le cœur de tous ceux qui ont vécu ces heures inoubliables.

Par la vallée et les Échelles de la Mort, l’usine électrique, nous gagnons MORTEAU, première ville que nous rencontrons depuis dix jours. Les plus jeunes prennent le car, les autres gagnent MAICHE à pied. 20 Kilomètres avec l’Abbé Louis, c’est bien peu pour les grands !

C’est fini de rire, petit frère, le camp est terminé !

OCTOBRE 1932

Le clairon sonne: deux de nos chefs nous font leurs adieux. Heureusement, le chef CAUVIN viendra veiller sur les activités de la Troupe.

MARS 1933

Première Fête de Groupe. Gros succès avec « Lueurs dans la clairière ».

JUILLET

Rallye des familles. Nos militaires sont présents, la fête est

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complète et splendide, jeux de camp et démonstrations de nos chers Scouts et Louveteaux.

Mais, le 30 Juillet, en route pour Raon-l’Etape, entre Lunéville et Saint-Dié, à la lisière des Vosges.

AOUT 1933 – les VOSGES

Dans les sapins, un camp modèle, où la technique, le pionnérisme, l’étude de la nature furent à l’honneur.

Après les voyages de 1ère classe de nos aînés et les bonnes journées passées avec la 8ème Troupe de Nancy, le camp de repos terminé, nous partons pour Gérardmer dont le lac et les environs sont ravissants. Entraînés par les activités précédentes, nous pouvions nous permettre plus d’action; aussi, le Saut des Cuves, les lacs de Longemer et Retournemer, puis le Col de la SCHLUCHT et le HOHNECK nous virent-ils passer alertes, nais non indifférents à leur beauté.

Au retour, un arrêt de 15 heures à NANCY nous permit de visiter la ville. Personne d’entre nous n’oubliera l’accueil si cordial du directeur du Groupe des Étudiants Catholiques.

NANCY-PARIS. Encore une fois la vie de grand camp a pris fin, et chacun retourne dans son foyer avec des forces nouvelles pour une année.

OCTOBRE 1933 –

Nos Chefs rentrent couverts de galons, et le 15, Georges Hotelin part à son tour.

Nos trois Patrouilles, soit 18 Scouts, deux Assistants, un Chef, reprennent avec ardeur les activités d’hiver.

La Fête des Rois réunit cette année les Anciens et les Scouts autour d’une bonne galette.

En Mars, le Groupe se trouve réuni à la Crypte à l’occasion de notre fête patronale… (suite page 19)

Programme de la soirée en milieu de livret

FÊTE des AMIS des SCOUTS du 20 JANVIER 1935.

SOUS LA PRÉSIDENCE DU COMMISSAIRE PROVINCIAL D’ILE DE FRANCE


PREMIÈRE PARTIE

 

CHANTE AU DANGER : Chant du groupe

1930-1935 : compte-rendu illustré de projections des activités de la Troupe par le Scoutmestre R. GUERVILLE

Danse Bourguignonne et Visite dans la Jungle : par la Meute et par la Cheftaine A. Couleuvrier

La Route par le C. P. Routier : J. Moreau

Visitons Alger! : par la Troupe


 

Mot du PRÉSIDENT

IMPORTANT, Ne partez pas sans avoir visité l’EXPOSITION

S’abonner à « la Famille Scoute des Épinettes » est un DEVOIR


 

ENTR’ACTE

PROMESSE DES LOUVETEAUX
Claude Bougnoux
Jean Cazard
Jacques Poilleux
Christian Tellier

PROMESSE DES SCOUTS
ÉmileGrenier
Pierre Mary
Roger Mouly

ADOUBEMENT D’UN CHEVALIER DE FRANCE
Paul Audureau

VISITE DE L’EXPOSITION


 

DEUXIÈME PARTIE

CHANT DE LA CROISIÈRE : par la Troupe

Projection du Film « CROISIÈRE 34′: 50% sonore

Plantons la vigne : par la Meute

Le Rallye des Familles du 8 Juillet 1934 : Film inédit du 79ème GROUPE

CHŒUR PARLE : par le Groupe et les Amis

Chant des Adieux : par tous les assistants

Êtes-vous AMI DES SCOUTS? si non voyez le SECRÉTAIRE.

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(suite de la page 18)… Un peu plus tard, MEUDON ! La nuit, l’air frais, tes grands arbres, la clairière; notre feu de camp où chacun vient raconter son histoire, c’est notre premier camp de l’année.

Alerte ! Qu’y-a-t-il ? Du bruit dans les buissons ? Rien ! un jeu de nuit.

Meute ! Meute ! Meute ! voilà les petits Loups. Bien sûr, c’est le rallye de Groupe avec son dîner et ses jeux en commun le tout terminé par la totémisation du Chef « Coq Volontaire ».

Au banquet de Saint-Georges cette année, tous nos Chefs sont présents, et pour la dernière fois, nous verrons notre cher et respecté Président le Maréchal LYAUTEY.

Avril nous voit revenir à CHENNEVIERES, où en collaboration nous préparons la Messe en plein air que dira notre Cher Aumônier.

Nos Chefs et C.P. partent en campagne le dimanche suivant, mais bien des péripéties les attendent ; ils garderont quand même de bons souvenirs de cette joyeuse aventure.

27 Mai – 450 Chefs et Cheftaines dans la vieille Abbaye de ROYAUMONT, sous les ordres de leurs grands Chefs, sont réunis dans la joie la plus saine. « Conquérir » est le mot d’ordre donné par le Chanoine CORNETTE.

Notre « Chil le Vautour » reçoit les honneurs pendant le feu de camp, où est réuni pour la deuxième fois cette année notre Groupe, mais « Chil » n’est pas seul à profiter des honneurs, car sa Marraine est toute surprise d’apprendre de ses petits Loups que désormais, elle sera pour tous « Louve Joviale ».

Le Dimanche 10 Juin, après une B. A. dans un coin de notre région parisienne, nos routiers tiennent, à l’ombre d’un petit bois, leur premier Conseil de clan. Vive la Route !

Je ne parlerai pas de notre dernière Fête des Familles à POISSY, le 8 JUILLET. Le souvenir en est encore bien vivant dans toutes les mémoires, et le numéro de Novembre du Journal en a donné un compte-rendu.

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« CROISIERE 34 »

Cette année, c’est le DAUPHINE que nous allons explorer.

Après une inspection soignée, le signal du départ est donné par le Chef, et nous nous retrouvons autour du pavé de bronze devant Notre Dame de Paris. Une prière fervente pour demander à notre Bonne Mère la force d’accomplir notre idéal, et c’est bientôt l’adieu à tous nos chers Parents gui, cette année, sont venus nombreux nous souhaiter bonne chasse.

Le train roule, le sommeil fait son œuvre jusqu’au matin. Deux heures! Notre petit groupe traverse la ville de LYON. Le tortillard nous emmène vers CREMIEU. Coin charmant. situation admirable, panorama splendide. Devant nous, verts ombrages et eau fraîche à profusion. Quatre jours de repos. La PA(trouille). des Cerfs sous la direction du Chef exécute une véritable marche à la boussole à travers la Jungle du mont d’Amoisin, et le bifteck fut bien difficile à gagner ce jour-là.

CREMIEU-SAINT LAURENT DU PONT, première étape vers les hautes cimes, qui s’effectue à la joie de tous, en autorail, autobus et tortillard; que de péripéties pour arriver au Couvent de COUBLEVIE.

Un monastère! Pour beaucoup, c’est le grand silence, la prison, la vie austère, et certains se demandent s’il ne faudra pas se couper les ailes? l,es Bons Pères nous accueillent tant de grâce que tout de suite la glace est rompue. Prières, jeux, piscine, méditation à travers le grand parc, jeux avec les Pères, visite particulière (n’est-ce pas Tétard?), et la salle du Chapitre où notre Aumônier, nous parle de notre idéal scout sous toutes ses formes, et ces belles cérémonies auxquelles on aimerait assister souvent.

Je ne parle pas du service de la table, car j’aurais peur de remuer trop de bons souvenirs!

Ce n’est pas sans émotion que de nos voix juvéniles, nous avons rompu le silence du Monastère par un « Chant des Adieux » qui,du fond de notre cœur, s’en alla vers ceux qui nous donnaient l’exemple d’une foi inébranlable dans le Christ.

La pluie fait rage. Le car nous emmène vers SAINT LAURENT DU PONT. La montagne devient féroce pour nous, car la route monte,

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…monte, et la pluie tombe, mais nous avons nos coins relevés et la chanson aux lèvres.

La Chartreuse de CURIERE voit une équipe de cuistos bien mal en point, nais nous sommes scouts et rien ne nous arrêtera, remplaçons le café par un grog bien chaud, et le tour est joué. La pluie tombe toujours; il faut s’arrêter plusieurs fois pour reprendre haleine et profiter des quelques rayons de soleil qui pénètrent dans les Gorges du Guiers; celui-ci roule tumultueusement ses eaux boueuses dans le fond du ravin.

SAINT PIERRE DE CHARTREUSE! Halte! Oui, nais où? Chez un brave homme qui nous prête sa grange pleine de foin. On se serre un peu, et en route pour le royaume des rêves.
Dimanche la pluie ne tombe plus. Après ta Sainte Messe, nous repartons vers la GRANDE CHARTREUSE, par des sentiers où l’on reconnait les vrais montagnards. En tenue allégée, nous tentons de vaincre le Grand Som, 2027 mètres.

Tous se rappellent cette ascension à travers les flancs de la montagne, les chamois se sauvant au.dessus de nos têtes, la descente à la boussole vers notre camp, tardivement dans la nuit, car le Grand Som a gardé son secret.

Le Couvent de la GRANDE CHARTREUSE reçoit notre visite le lendemain matin. Nous sentons tout l’odieux de l’expulsion des Pères, espérons que bientôt, ils reprendront possession de leur domaine.

En route pour le Col de la RUCHERE. Ceux qui sont passés par le sentier muletier, attelés aux vélos, tirant, suant, les portant plutôt que les traînant, se rappelleront longtemps la joie qu’ils éprouvèrent en apercevant le Chalet de la Vacherie.

Mais après tant d’efforts, pourra.t.on camper ? Y a-t-il de l’eau? Oui, s’écrient les garçons encore vaillants.

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…Bientôt le feu flambe, les carottes cuisent, les biftecks sont partagés ; chacun reprend des forces, et le chant des garçons se mêle au son des cloches du troupeau voisin et aux aboiements des chiens.

Quelle ambiance apaisante dans cette belle nature ! Nos routiers, sans perdre de temps, sont partis pour faire le ravitaillement, et ne rentrent qu’en pleine nuit, pour repartir le matin de bonne heure, planter au pied de la Croix qui surmonte le grand Som, le fanion de la mission.

Mais nous redescendons bien vite vers la vallée par de petits sentiers qui nous conduisent au tortillard, où une voiture spécialement mise à notre disposition nous ramène vers CREMIEU.

Le camp fixe reprend sa vie, nais il faudra se séparer bientôt.

Nos C.P. et Scouts de 2ème classe répartis en deux équipes partent à trois heures d’intervalle pour les GROTTES DE LA BALME. La première équipe arrive sans encombre au lieu de rendez-vous, mais la deuxième, prise par la nuit et l’orage, sans document certain pour se diriger, arrive tant bien que mal à retrouver le lieu de ralliement.

Sous la direction du Chef, le voyage de première classe reprend pour le retour.

Ceux qui croyaient connaître tout, en observation, s’aperçoivent bien vite que pour faire un bon explorateur, il faut travailler beaucoup et avoir une longue expérience.

Après une marche de « chasseurs à pied » pour gagner le camp avant la nuit, ce qui fut impossible du reste, le Chef organise une petite manœuvre de nuit. Faut-il en parler, frères scouts ? Non ! Alors, silence, mais j’espère que tous, petits et grands, ont compris qu’il n’était pas toujours facile d’être prêt au service d’autrui ….

La journée du lundi est consacrée à la préparation des bagages et à la cérémonie de Promesse de notre sympathique Léon LANDAIS (dit « la vapeur »), ravitailleur infatigable qui assura pendant tout le camp l’intendance de la Troupe.

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…Le soir, un feu de camp clôture le camp: « Têtard resquilleur » après les cérémonies rituelles de la totémisation reçoit son titre de bon nageur. Un conseil : ne vous laissez pas rouler !

LYON ! ses jardins, ses églises, son zoo, Fourvières, le funiculaire, et j’oubliais un certain restaurant, n’est-ce pas QUIGNON !

Le Mercredi 15 AOUT, après la Messe et le petit déjeuner, pris ensemble, chacun reprend le chenin du foyer familial.

Que nous réserve cette année nouvelle ? Elle sera ce que nos Scouts la feront !

Ce compte-rendu montre ce que fut LE PASSE.

LE PRÉSENT, nous sommes en train de le faire.

L’AVENIR est pour nous !

FRANCHISE, DÉVOUEMENT, PURETÉ, voilà nos principes.

LE CHRIST EST NOTRE CHEF. EN AVANT!

R. GUERVILLE
Coq Volontaire.


 

Un bon Ami des Scouts est abonné à la Famille Scoute des Épinettes

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A LA MEUTE – 1931 – 1935

Il était une fois, il y a de cela 4 ans, un Aumônier, une Cheftaine et huit Louveteaux. Quand je dis Cheftaine et Louveteaux, j’exagère, puisque la première n’était pas encore passée par la Meute Sainte-Marie, et que nos huit garçons ignoraient tout du mystère de la Jungle. Cependant à eux dix, ils étaient gais comme douze enthousiastes comme quinze et désireuse de former une vraie Meute comme … vingt quatre !

Mais, croyez.vous que ce soit si facile de fonder une Meute? Le pauvre Aumônier, l’Abbé FAY, faisait démarches sur démarches, passait des heures au téléphone et devait en rêver la nuit. Enfin, ses efforts furent couronnés de succès: au mois de Janvier 1931, la  Louvette entrait à la Meute Sainte-Marie, et les petits Loups, en attendant leur Cheftaine, allaient à la XIème Paris, où la dévouée Cheftaine BROSSILLON avait accepté de les recevoir.

Quelques mois après,trois novices faisaient leur promesse. Enfin, l’embryon de Meute ne fit pas trop mauvaise figure à son premier rallye de district : 4ène au concours de discipline, et 1ère au concours artistique pour les chants et les travaux manuels. Jamais une Meute ne reçut un fanion avec autant de joie et d’émotion.

Pour clore dignement cette première année de louvetisme, notre Aumônier nous avait invités au mois de Juillet à sa colonie de RECLOSES, près de Fontainebleau. Ce camp de trois jours fut mémorable: « Vivre à Recloses, c’est ce qu’il y a de plus beau » chantaient les Louveteaux. Eh oui ! la vie y fut belle, très belle, éclairée par un beau soleil, dans un cadre splendide.

OCTOBRE 1931 vit notre retour aux Épinettes, dans un local offert par notre Aumônier. « Notre local », quelle joie de pouvoir dire cela.

JANVIER 1932 fut marqué par l’arrivée de la cheftaine de LONGEAUX. Bagheera était jeune, la Meute grandissait, et cette nouvelle collaboratrice était bien nécessaire.

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De Janvier 1932 à Juin 1932, la Meute grandit toujours, et elle compta jusqu’à 32 Louveteaux. cependant, tout ne marcha pas toujours comme « sur des roulettes ». Les roulettes manquèrent ; le service médical dépista deux garçons malades, deux sizeniers, qui durent partir à la campagne, un second quitta le quartier, plusieurs autres Louveteaux abandonnèrent la Meute.

Cependant, ce fut un très bon camp que celui de Pentecôte 1932, où furent présents 12 Louveteaux. Ce camp fut caractérisé par la discipline et le travail technique.

La Meute comptait des Louvarts, et à ta FÊTE des FAMILLES, 3 Louveteaux montaient à la Troupe.

Pâques 1933 nous réservait des épreuves: le chef de Meute quitte le Groupe, la Meute est fermée. Moments angoissants, heures décourageantes : tout allait-il crouler après tant d’efforts ? Non ! L’assistante de Meute, Cheftaine Couleuvrier prend la direction de la Meute et l’Abbé Bauller devient Aumônier de Groupe. Au mois de Juillet, nous étions 18 petits frères, et 3 Louveteaux passaient à la Troupe. La joie était revenue à la Meute.

Ce fut une bonne année pour la Meute qu’octobre 1993. Juillet 1934. Au mois de Décembre, arrivait la Cheftaine Robert qui venait nous apporter sa collaboration. Le mot d’ordre était « Joie », et il fut à l’honneur. Le camp de Pentecôte dans notre chère jungle de Recloses, où prirent part 14 Louveteaux de la 79ème et 18 de la 47ème, fut particulièrement réussi et tout rayonnant de lumière et de bonne humeur.

Qui ne se souviendra de la recherche de Mowgli enlevé par les bandar-logs, des feux de camp de la grande excursion aux rochers des Demoiselles, de la visite de notre Aumônier ?

Une autre grande joie de l’année fut la sortie des Familles à POISSY. A la Meute, on y songe longtemps à l’avance et on s’en réjouit fort. La Meute donna des jeux et des danses de jungle et réjouit le public avec ses danses mimées et l’apparition de Carcan Chenille et Rosemonde des Soupirs. Cette journée fut particulièrement marquée par 4 promesses et le passage à la Troupe de 3 Louvarts.

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L’année 1934-1935 portait au programme le « service du prochain », et toutes les activités du premier trimestre ont été dirigées dans ce sens. Une plus large place a été également faite aux travaux manuels et les louveteaux s’en sont montrés particulièrement ravis.

La préparation à la B.A. de NOËL, s’est faite avec beaucoup de joie et de générosité : apport de joujoux pour les Loups plus déshérités, préparation de feu de camp pour les vieillards de Bicêtre, autant de projets qui ont soulevé enthousiasme des garçons. La Meute, à l’heure actuelle, compte 26 Louveteaux, avec espoir d’un prochain passage à la Troupe.

De la part des Familles de Louveteaux, nous avons rencontré beaucoup de sympathie et de confiance, un véritable effort de compréhension de nos méthodes et de collaboration; c’est une grande consolation très grande joie et un grand espoir pour l’avenir.

Andrée COULEUVRIER
Cheftaine.

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AU CLAN . 1934

Vous l’avez vu naître. Au Rallye des Familles de Juillet, vous avez pu juger déjà de sa belle mine. A l’heure actuelle, nous sommes 6, soit une bonne petite Patrouille qui, ma foi, ne se porte pas trop mal.

Quelques renseignements si vous le voulez bien sur la genèse de ce petit noyau, qui, espérons-le, pourra dans un avenir prochain, devenir un clan solide et prospère.

A la fête de Sainte Jeanne d’Arc, les Scouts ont défilé devant la statue de la bienheureuse Lorraine et reviennent joyeux, vers le quartier des Épinettes. En cours de route, ils rencontrent un routier venu de Montélimar ; prise de contact, présentation. « Je suis routier et je cherche un clan ! » – « Viens avec nous, petit !… C’est à peu près en ces termes que parla Roger Guerville à notre « bélier sympathique ».

Et celui-ci vint à la 79ème, et avec lui la Route, puisqu’il est prouvé que jusqu’ici il n’y eut jamais de routiers sans que la Route n’arrivât.

Au PERCHAY, à CHENNEVIERES et au cours du Rallye de District, la Route collabora avec les Chefs. Le Groupe augmenta peu à peu, et nous arrivons au fameux Rallye des Familles de Juillet, fête magnifique au cours de laquelle la 1ère Patrouille fut officiellement constituée.

Pendant la période des grands camps, chacun, le sac au dos, s’en va au long des routes, dépenser une partie de l’énergie et du savoir qu’il a pu emmagasiner au cours de l’année.

Octobre – c’est le véritable démarrage. Des projets … élaboration du programme … grandes lignes, font l’objet d’un Conseil de Groupe

La consigne : collaborer avec le Groupe.
Programme : service du prochain. Définition du rôle du Novice-Routier : s’efforcer de prendre la place qui nous…

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…revient dans la société. Étude de le religion: découverte de la personnalité du Christ dans l’Évangile.

Il nous manquait un local. Il fut bientôt trouvé, grâce à la bienveillance de Monsieur le Curé qui mit à notre disposition une partie des sous-sols de l’église. Nous étions chez nous !

Un musée fut organisé dans lequel furent installées les nombreuses collections des garçons de la Troupe.

Nous voici au mois de Janvier 1935. Qu’avons-nous fait depuis quatre mois ? Nous avons observé la consigne en collaborant avec le Groupe par l’élaboration du journal, et en aidant les Chefs surchargés dans les sorties de Troupe. Chaque Routier a son occupation définie dans le cadre du Groupe, ainsi qu’en témoigne le tableau des attributions publié dans le Journal d’Octobre.

Pour les activités proprement dites et bien routières, nous avons d’abord le Congrès de la J.O.C. au Trocadéro, congrès qui réunit 5 à 6.000 jeunes gens. Si vous avez lu le compte-rendu de notre journal, vous avez pu vous rendre compte des péripéties qui ont marqué pour nos routiers cette journée, et surtout l’esprit formidable de cohésion qui a présidé à cette manifestation.

Une autre activité de clan, c’est la liaison avec les militaires et la pénétration dans les casernes. Chargés spécialement de ce travail par le District, les Routiers du 79ème Groupe ont engagé une correspondance assidue avec les Scouts et Routiers militaires et ont essayé d’établir des rapports suivis avec les Scouts-soldats de la Caserne Bessières. Un résultat semble se dessiner à ce point de vue, et nous espérons que bientôt une patrouille sera formée au sein de la caserne, patrouille qui sera rattachée à notre clan.

La Journée des Jeunes au Palais de la Mutualité fut pour nous l’occasion de nous unir avec tous les jeunes catholiques de Paris pour acclamer le même MAITRE.

Pour finir : TOULOUSE, aux journées Nationales, où notre sympatrique Izard fit avec succès un exposé sur le SCOUTISME POPULAIRE.

LA ROUTE.

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LES ANCIENS

« Les ANCIENS des SCOUTS de FRANCE », que sont-ils ?

Tous les Scouts, Routiers ou Chefs passés dans une Troupe ou Clan, qui ont pratiqué le scoutisme qui, par suite de leur situation sociale ou familiale, ont été obligés de quitter l’activité scoute pour un certain temps, ou pour toujours, et qui ne veulent pas abandonner ce qui fut pendant leur jeunesse toute leur force, leur activité, leur joie.

« SCOUT UN JOUR, SCOUT TOUJOURS !  » surtout dans notre famille des Épinettes.

Que font-ils ?

Ils aident le Groupe de leur expérience, dans leurs loisirs; de leur savoir, dans mille occasions. Ils se réunissent plusieurs fois par an et retrouvent dans les fêtes et rassemblements du Groupe un contact nouveau auprès de leurs frères, un rajeunissement qui les aide à tenir pour toujours notre fière devise :

« SERVIR ».

Le C.P. des Anciens
Coq Volontaire.

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LES AMIS DES SCOUTS


 

Toutes les personnes qui s’intéressent au mouvement scout et qui ont donné leur adhésion au groupe de leur ressort, font partie des AMIS DES SCOUTS.

Les parents des Scouts, sans exception, devraient être inscrits au groupement.

Depuis 1933, les groupements d’Amis des Scouts font régulièrement partie de l’Association des Scouts de France.

Rappelons que les titres donnés aux Amis des Scouts et à inscrire sut les cartes sont les suivants

  1. Fondateur 500 francs
  2. Donateur 100 francs
  3. Souscripteur 50 francs
  4. Participant de 5 à 50 francs
  5. Protecteur : ce titre peut être donné à un Ami des Scouts ayant rendu un service à l’Association, sans versement d’argent.

L’insigne en bronze ne peut être remis qu’à ceux dont la cotisation est au minimum de 10 francs.


 

Quels sont les devoirs des Amis des Scouts ?

  • Connaitre tout ce qui touche au scoutisme.
  • Collaborer de la façon la plus active avec les Chefs, les aider moralement par leur expérience et leur action.
  • Aider matériellement: par leurs cotisations, la distribution des bulletins d’adhésion, le concours qu’ils peuvent apporter à la Vente d’Ile de France, les dons aux fêtes, ventes, etc… les dons matériels, l’aide apportée aux Scouts: remise chez les commerçants, placement, etc.

Le groupement des Amis des Scouts constitue une unité qui a à sa tête un Comité de Groupe, composé d’un Président, un Vice Président, …

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…un secrétaire, un Trésorier et une personne qui s’occupe de la vente d’Ile de France (liste minimum). Ces fonctions peuvent être remplies par des dames.

LES AMIS DES SCOUTS « aux ÉPINETTES »

1930

Au moment de la fondation de la Troupe en 1930, un petit noyau de parents et d’amis viennent en aide pécuniairement pour permettre l’achat du matériel destiné à équiper une patrouille.

Depuis cette époque, ce petit Comité n’a jamais manqué de s’intéresser à ceux à qui il a permis de tenir et de grandir.

Quels braves gens ! En ont-ils, eux aussi, des B.A. à leur actif ! Ils ont droit à toute notre gratitude.

1931

En 1931 ont lieu quelques réunions de parents, on compte à la dernière 30 personnes.

1932

En 1932, en plus des réunion des parents, a lieu en Juillet, le premier Rallye des Familles, pour la Troupe et la compagnie de Guides. 150 personnes prennent part à cette fête.

1933

En Mars, fête de Groupe très réussie.

En Juillet, le Rallye des Familles groupe 200 personnes.

Ces différentes manifestations attirent bien des sympathies au mouvement : notre petit noyau d’amis du début groupe maintenant environ 30 membres qui travaillent avec ardeur au recrutement d’autres Amis des Scouts, car le moment est venu où ce comité protecteur va entrer officiellement dans l’association des Scouts de France.

C’est alors que se produit un grand évènement : « LA FAMILLE SCOUTE des ÉPINETTES » fait son apparition, notre journal qui assure la liaison entre le scoutisme et la famille, et est bien accueillie par les parents et les amis. Il a une dizaine de pages.

1934

En Mars a lieu ta fête annuelle du Groupe; deux séances sont nécessaires pour répondre aux demandes. Un buffet installé et tenu par des dames du groupement obtient un très vif succès.

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En Juillet, c’est l’apothéose, le Rallye des Familles groupe 250 personnes.

Après la Messe au camp, un conseil des Parents a lieu dans un charmant bosquet, un grand nombre de questions intéressant Louveteaux et Scouts y sont discutées.

Tous ceux qui assistèrent à cette fête ne l’oublieront jamais. Bonne humeur, gaieté, entente et sympathie furent de la partie.

En Novembre, « LA FAMILLE SCOUTE DES ÉPINETTES » transformée, sous couverture de couleur, paraît avec une vingtaine de pages.

Le 6 Décembre, avait lieu la Vente d’lle de France. Pour la première fois, le groupement de St-Joseph des Épinettes y prit part et avec un certain succès.

1935

Aujourd’hui, fête du 5ène anniversaire de la fondation de la Troupe, organisée par le Comité.

En Mars prochain, Fête annuelle du Groupe. Le programme en préparation réservera des surprises. Nous en reparlerons.

En Juillet, grand Rallye des Familles:

en 1932 : 146 personnes
en 1933 : 194 personoes
en 1934 : 253 personnes
en 1935 : ????

Et maintenant, chers Parents et Amis des Scouts, au travail ! Il faut que le groupement des ÉPINETTES vive et marche de l’avant et comme l’a dit notre Vice-Présidente, qu’il soit TOUJOURS PRÊT A SERVIR DE SON MIEUX.

F. GUERVILLE.
Vice-Président du Comité
des Amis des Scouts
du 79ème Groupe.

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SERVICE SANITAIRE


 

SANTÉ – HYGIÈNE – SECOURISME
AIR – SOLEIL


L’idéal de nos jeunes garçons: ÊTRE FORTS.

Pour être fort, il faut avoir une bonne santé,

Pour pouvoir « SERVIR », nos Scouts doivent être forts.

Pour cela, il faut qu’ils soient GUIDES, ÉDUQUÉS SURVEILLES.

Comment?

Guidés – Par une éducation aux camps, aux sorties, en famille à l’école.

Cette éducation portera sur l’hygiène générale et individuelle et sur le développement physique.

Éduqués sur les fonctions du corps humain et de ses organes ; sur les premiers soins en cas d’urgence, pour les secouristes scouts.

Sur l’anatomie humain, la chirurgie d’urgence et sur les soins à donner aux malades, pour les Scouts de 1° classe.

Sur la formation d’Éclaireurs Z pour l’organisation de la lutte contre les gaz:

Surveillés par un docteur spécialiste pour enfants qui ausculte, soigne et radiographie plusieurs fois par an, principalement avant les grands camps,

Par un chirurgien-dentiste, également plusieurs fois par an, lors des visites en groupes ou individuellement suivant les besoins.

Par un pharmacien qui assure les pesées, mensurations, etc… et qui veille à ce que la pharmacie de Troupe soit toujours bien garnie.

Tous les renseignements et résultats de ces visites sont portés sur la fiche médicale de chaque Scout, ce qui permet aux Chefs de suivre l’état de leurs garçons et d’aviser les Parents le cas échéant.

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SECOURS MÉDICAL


Il est réparti comme suit :

  • Un pansement individuel à chaque Scout, pour parer aux premiers soins.
  • Une trousse plus complète au C.P. pour l’ensemble des garçons de sa patrouille.
  • Une pharmacie de troupe, qui suit les Scouts dans leurs déplacements lointains. Elle est confiée à un chef responsable, et qui possède sa badge de secouriste. Cette pharmacie peut parer aux soins à donner en cas d’accident grave survenant aux Scouts ou à leur prochain.

Parents ! faites-nous confiance.

En plusieurs circonstances graves, nous avons rendu d’appréciables services ; nous sommes prêts à continuer.

R. GUERVILLE
SM.

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ORGANISATION et EFFECTIFS du 79ème GROUPE à la date du 1er Janvier 1935


SCOUTMAITRISE :

Monsieur l’Abbé LARMENIER, Curé de St. Joseph des Epinettes
Monsieur I’Abbé BAULLER. Aunônier du Groupe, 48 cité des Fleurs

Pour la MEUTE
Melle Andrée COULEUVRIER
Chef de Meute,
17, rue Balagny
Melle Élisabeth ROBERT
A.C M.

Pour la TROUPE
Roger GUERVILLE
Chef de Troupe,
30, rue Pouchet
René PRUD’HOMME
A.S.M.

Pour la CLAN
Jean MOREAU
CP. Routier
75, rue Pouchet,
Louis CASADO
SP.Routier


MEUTE

Sizaine des BLANCS
J. Tellier (Sizenier)
J. Poilleux (Second)
C. Poilleux
J. Hème
E. Meyer
Th. Govedri
C. Govedri

Sizaine des GRIS
E. Lecorf (Sizenier)
C. Tellier (Second)
P. Nouvet
C. Joeghmans
P. Toquer
M. Gally
R. Lebossé

Sizaine des NOIRS
J. Eymeri (Sizenier)
B. Bouté (Second)
P. Jacqueton
G. Normand
J. Lemaitre
B. Evrard
J. Hurault

Sizaine des BRUNS
P. Thieulin (Sizenier)
C. Bougnoux (Second)
G. Bournazel
V. Brandicourt
J. Cazard
R. Leprovost

TROUPE

Patrouille des HIRONDELLES
Henri Demangeon (Chef de Patrouille)
Marcel Nouvet
Lucien Cénée
Louis Pommelec
André Laplante
Robert Gallay
Léon Boulet (Novice)

Patrouille des CERFS
Léon Constantin (Chef de Patrouille)
Georges Rusterholz
Henri Quignon
Bernard de Nève
Jacques Vannier
Roger Mouly
Joseph Monnier (Novice)

Patrouille des ABEILLES
Maurice Lemoine (Chef de Patrouille)
Roger Thierry
Paul Grenier
Pierre Hotelin
Roger Plas
Pierre Mary
André Labbé (Novice)

CLAN

Routiers : Roger Guerville – Paul Audureau – René Prud’homme – Léon Landais – Marcel Girardeau.

Page 36

« L’éducation chrétienne embrasse la vie humaine sous toutes ses formes, sensible et spirituelle, intellectuelle et morale, individuelle, domestique et sociale, non certes pour la diminuer en quoi que ce soit, mais pour l’élever, la régler, la perfectionner d’après les exemples et la doctrine du Christ ».

Sa Sainteté PIE XI
Encyclique sur l’Éducation Chrétienne de la jeunesse.

 

« Scouts …, soyez les bienvenus dans la Maison du Père commun de vos âmes.

Vous êtes venus à Nous…, Nous apporter la contribution, non seulement de votre présence, mais aussi et plus encore de votre foi, de votre prière, de votre présence si édifiante, si édifiante précisément dans ce qui est bien tout le profond de votre vie, tout le programme de votre magnifique formation, de la vie chrétienne vécue comme elle mérite d’être vécue, avec non seulement intégrité, nais avec fierté, vécue avec cet esprit d’apostolat, surtout d’apostolat de l’exemple qui, sans parole, dit à tous, sans rien afficher et sans rien cacher, dit tout ce qu’il faut faire, comment il faut le faire, comment il faut vivre la vie chrétienne. »

Sa Sainteté PIE XI
Discours aux Scouts de France
le 4 Avril 1934

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